Salam Doc

Ce texte est un manifeste à l’amour. Il répond à la détresse de l’enfant mal-aimé qui sommeille en chacun de nous et qui nous empêche d’être libre de nos choix. Il a été adressé comme une lettre de Gibriel  au docteur Bernard-Elie TORGEMEN. Cette lettre est à partager pour l’amour de chacun! Merci au Doc et à Gibriel.

Salam Doc,

Oublier cette femme, sa douleur, son besoin d’être aimée qui résonne comme le glas de mon enfance… chaque mot, bong, chaque mot retentit, bong, long infini, bong, comme une longue agonie, bong, dans mon coeur endormi d’oriental taché d’orient sale, bong, qui ne doit pas se dire pour éviter la raillerie, bong, l’envie, bong, ou l’infamie, bong!

Oublier ce que ma mère a vécu pour être aimée, pour être acceptée, bong, ce qu’elle m’a fait porté, bong, ce que ce père honteux de sa noble lignée niée  pour être accepté, bong!

A chaque fois, toujours le même leitmotiv :

 j e   v e u x  ê t r e  a i m é

Et si le secret c’était de laisser tomber !

si c’était qu’importe d’être aimé!

Comme ne l’aurait pas dit Paco Rabanne « aprés tout ça n’appartient qu’à l’autre de m’aimer ou pas »,

si j’abandonnais l’illusion que je peux en faisant quelque chose me faire aimer…

si l’important c’était juste d’aimer, de s’aimer

Mon mental contrit s’offusque d’une telle évidence, c’est tellement égoïste de ne penser qu’à soi… mon âme s’emballe et se dit qu’il est bien plus égoïste  de manipuler l’autre pour se faire aimer !

René Char m’accompagne et me crie:

« Impose ta chance, serre ton bonheur, et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront »

J’ai envie de crier à tous les enfants malaimés, malmenés par la vie, que chaque chemin est à porté de main, il suffit juste d’y croire et 20 secondes de courage pour se décider…. à enfin s’aimer!

mon âme te salue, Doc, mon frère!

Gibriel

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