Groupe de parole PAGS

Bonjour,

Un petit détour par les groupes de parole PAGS, je vais vous indiquer comment les 2 heures s’organisent, puis ce qu’il en ressort d’important.

Comment cela se passe:

Les participants ont un temps de parole pour exprimer ce qu’ils ont expérimenté pendant les 15 jours qui séparent deux séances. Ils peuvent exprimer leurs difficultés, les questions qu’ils se posent, leurs victoires et leurs forces. Ce temps est trés riche car il donne les lignes d’actions pour les quinzes prochains jours avec un objectif général à tenir tout au long du PAGS.

Ensuite un temps d’informations théoriques pour soutenir et permettre de mieux comprendre ce qui se passe. Et en dernier, un retour sur la séance s’il nous reste assez de temps.

Les participants au groupe apprécient ce temps de parole où ils ont le droit d’exister comme ils sont, aucun jugement ne vient gêner le processus. Ainsi non jugées, les personnes peuvent commencer à accepter qui elles sont et là c’est une  part importante du travail qui est enclanché. Je ne le redirai jamais assez ce n’est pas parcequ’on est gros ou maigre qu’on ne s’aime pas, c’est parcequ’on ne s’aime pas qu’on est gros ou trop maigre!!!!

Ils apprécient tellement que nous avons du mal à finir à l’heure avec Frédérique. Apparament 2 heures ne suffisent pas et « le temps passe trop vite »disent nos participants.

 Nous avons eu trois séances de groupe et déjà de grandes lignes directrices émergent.

« j’ai du mal à jeter » là nous touchons à des années de formatage lié au  manque récurrent que nos parents ont vécu dans leur enfance. Enfant ou petit enfant de la guerre, nos parents ne peuvent oublier ces temps où la nourriture était comptée, où une fois que vous aviez pendant deux heures fait la queue pour un chou, vous passiez à la queue suivante pour un bout misérable de margarine. Ces événements marquent le corps* et impriment dans les chromosomes des besoins et plutard des comportements particuliers comme la répugnance à faire moins de nourriture « le fameux au cas où » et celle à jeter ces aliments faits en trop grande quantité. Cela demande une prise de conscience, bien au delà des préjugés quotidiens, pour combien de personnes je fais à manger?, quelle ration je leur attribue? et tant pis si c’est juste, je trouverai bien quelque chose dans le frigo pour faire le complément!!!, nous ne sommes pas en période de pénurie. Cela nécessite aussi de lâcher prise sur le quand dira-t-on! Que vont penser mon mari et mes enfants si je fais moins à manger et je ne vous parle pas du : »si je ne fais pas à manger », impensable dans ce type de considération!!!

– « le poids, c’est bien chez les autres, pas chez moi! »Bon je vais être dure mais cela me fait penser au fameux non je ne suis pas raciste, la preuve j’ai des amis étrangers mais non je ne veux pas que ma fille épouse un étranger. Tout va bien tant que cela reste à l’extérieur mais quand cela vient titiller nos préjugés, nous ne sommes plus du tout d’accord. Etre gros est vécu comme une tare, une incapacité, un manque de volonté tout ce qu’on a envie de projeter sur l’autre, tout ce qui nous gène en nous. En plus, c’est super les » gros », on les voit bien. On ne voit qu’eux d’où cette facilité à leur mettre tout sur le dos. Le plus insupportable mais le plus logique pour que cela continue est que « les gros » y croient et valident pour eux ces jugements qui ne parlent que de la facilité qu’a le cervau humain à se faire croire que les généralités sont vraies!! tous les…. sont comme ça ! Cela n’est pas juste! comment peut-on généraliser des personnes uniques au fonctionnement unique, comme s’ il y avait une race de « gros ».

– « Je ne suis pas objectif quand je me regarde! »

–  » En perdant du poids, j’ai peur de ne pas me reconnaître »

–  » J’ai peur de… »: ne pas avoir assez

–  » C’est pas possible que ce soit aussi facile que cela! »

– « Je n’aime pas avoir faim »

– « j’ai du mal à différer mon plaisir! »

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